Vendredi 2 Février 2018 - 21:00

Trisomie 21 / Dale Cooper Quartet & The Dictaphones

LE MANEGE Debout Placement libre
Parfois, il arrive qu’une œuvre marginale survive à toutes les époques, que des musiciens captent et subliment sans même s’en apercevoir l’esprit de leur temps pour l’immortaliser. La définition du «groupe culte», en somme. Trisomie 21 est de cette trempe-là. Durant les années 1980-90, les frères Lomprez participent à l’émergence d’un courant qu’on appellera plus tard la cold wave. En quelques opus, «Le repos des enfants heureux», «Million Light» ou «Chapter IV», dont le titre «The Last Song» devient rapidement un standard international, leur aura s’étend aux quatre coins de l’Europe, États-Unis, Australie, Japon compris.
Nous sommes à l’orée des années 1980. À Manchester, Ian Curtis s’en est allé après avoir posé les fondations de l’ère post-punk. De l’autre côté de La Manche, à Denain (près de Valenciennes), les frères Lomprez ne savent encore rien de Joy Division, mais sont habités par la même envie de «créer une musique différente». «On n’a jamais avoué d’influences. Avec le recul, on conviendra qu’on faisait partie de ce mouvement mais, sur le coup, on n’en avait pas conscience». Philippe et Hervé n’ont pas 20 ans, «pas d’idoles» et bricolent dans leur coin ce qu’ils peuvent trouver de machines : «Des ordinateurs Atari, des vieux magnétos dont on utilisait les chambres d’échos…». Leur son est glacial, électronique, la voix sépulcrale de Philippe traverse des textes désabusés chantés en «anglais bizarre» et capture parfaitement leur univers immédiat, totalement sinistré. «C’était post-industriel, apocalyptique, se souvient Philippe Lomprez. En réaction, il nous fallait inventer un autre monde, musical certes, mais qui serait au moins un refuge». L’art, cette éternelle échappatoire face à une réalité qui déraille. Il se traduit ici par la mélancolie synthétique de La Fête Triste, ode funèbre des machines à la disparition programmée de l’Homme, ou encore à travers le nihilisme et l’urgence de The Last Song, écrite comme «la dernière chanson avant la fin monde», mais qui, paradoxalement, s’avère un immortel tube dancefloor. «Logique : si on annonçait la fin du monde, les gens s’amuseraient comme jamais, non ?».
Huit ans après la sortie de Black Label et plus de 30 ans d'existence, le groupe vient d'annoncer la sortie de leur 11ème album, Elegance Never Dies, pour l'automne prochain et prépare une tournée mondiale.

Tarif réduit 12€ et Tarif Adhérent 15€ disponibles en prévente aux Studios et sur place le soir du concert dans la limite des places restantes.
Vendredi 16 Février 2018 - 21:00

MYTH SYZER / ICHON

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ICHON
Cultivant sa singularité, notamment par son style et son imagerie, Ichon est un rappeur charismatique appartenant au collectif Bon Gamin, aux côtés du rappeur Loveni et du producteur Myth Syzer. Doté d’une écriture profondément personnelle et d'un flow aléatoire, il signe plusieurs collaborations fructueuses avec des rappeurs tels que Joke ou Prince Wally et sort son premier projet solo en 2014, l’EP Cyclique. Portant une attention particulière à l’image, il se fait remarquer pour ses clips scénarisés et sa garde-robe soignée étant proche de marques pointues comme Pigalle, Avoc ou encore Maison Martin Margiela pour lesquelles il prête son image. Son dernier projet solo #FDP sorti en 2016, concentre une énergie folle, finement contenue au prisme des productions de ses acolytes Myth Syzer et 22 et audacieusement mis en scène. Ichon nous présentera sur scène sa dernière mixtape "Il suffit de faire", sortie courant de l’année 2017.

MYTH SYZER
A 20 ans, Myth Sizer commence la musique dans la bourgade de la Roche-sur-Yon en Vendée, où il rêve de jouer à Paris. À maintenant 25 ans, après avoir fait de son rêve une réalité, sa réputation l’a précédé et il détient le titre de « poids lourd » dans la scène beatmaking française. Myth Sizer collabore beaucoup et travaille avec des gros noms comme Asap Ferg, Perrion, Slim Dollar and The Illusion. En dehors de ses collaborations, son dernier projet solo zeRO se classe parmi le top 3 de iTunes France.Myth Sizer est autant passionné par la direction artistique et l’image en mouvement, aussi il soigne chaque aspect visuel de ses productions afin que l’image s’harmonise parfaitement avec la musique. Sa musique est très éclectique, il s’inspire de personnes vraiment différentes comme Jay Dee, Sade, Three Six Mafia, Dj Screw… Myth personnifie visuellement, musicalement et artistiquement le yin et le yang. Gardez vos oreilles et yeux ouverts !

Gratuit pour les adhérents MAPL et abonnés Echonova
Vendredi 23 Février 2018 - 21:00

MERMONTE / FOREVER PAVOT

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FOREVER PAVOT
Emile Sornin aka Forever Pavot ne cesse d'explorer les possibilités et sort un merveilleux album La Pantoufle, tel un film imaginaire avec des titres farfelus : "La pantoufle dans le puits", "La soupe à la grolle", "Les groseilles au fond du jardin", de joyeux souvenirs mis en musique dans sa langue natale, le français. À l'écoute de l'album, les genres se percutent d'une scène à l'autre : polar, romance, comédie, érotisme, tout y passe ! La Pantoufle puise dans les joies et terreurs de l’enfance pour mieux les ré-enchanter. Passé par le métal, le garage, le hip hop, Forever Pavot avait longtemps cherché, brassé, diggé, remontant aux sources avec le sérieux du jeune homme en quête de territoires à occuper. Touche-à-tout insatiable, il signait des clips déments pour Dizzee Rascal ou Disclosure quand il ne battait pas la campagne pour découvrir de nouveaux instruments. On a hâte de le voir de nouveau au Manège !

MERMONTE
Mermonte est né il y a quelques années dans la tête du compositeur et multi-instrumentiste Ghislain Fracapane avec l’envie d’écrire des chansons pop inspirées par ses pères (The Beatles, Jim O’Rourke, Gastr Del Sol, The Beach Boys, The Cure, Steve Reich, Tortoise… ) et une scène plus contemporaine (Efterklang, Sufjan Stevens, The Redneck Manifesto). Suite aux encouragements à l’écoute des premières maquettes, le trentenaire rennais décide d’enregistrer un premier album, assurant à lui seul la quasi-totalité des prises (voix, guitares, basse, glockenspiel, batterie percussions, trompette, claviers…). Mais Mermonte n’est pas voué à rester le projet d’un homme seul. Ce ne sont donc pas moins de dix instrumentistes venus d’horizons les plus divers (de la musique classique au death metal, en passant par le punk rock et le gospel) qui se lient à Mermonte.

Tarif réduit 7€ et Tarif Adhérent 10€ disponibles en prévente aux Studios et sur place le soir du concert dans la limite des places restantes.
Vendredi 16 Mars 2018 - 21:00

ZOMBIE ZOMBIE / RUBIN STEINER

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ZOMBIE ZOMBIE
C'est avec plaisir que nous recevons ZOMBIE ZOMBIE, qui nous présentera son tout nouvel album "Livity". Ce nouvel opus, "Livity", semble nous plonger dans la science-fiction, avec une pochette signée par le mythique dessinateur de bande dessinée Philippe Druillet, aussi fondateur de la revue Métal Hurlant. Mais le titre est trompeur, on pourrait penser à un disque de dub réalisé en Jamaïque ou au célèbre Compass Point Studio aux Bahamas, car si vous ne le saviez pas, "livity" ou "force de vie" est en fait un concept de la religion rastafari. Une fois les pistes brouillées, ce disque a été finalement enregistré l'hiver dernier, en très peu de temps à Paris, 7 titres joués live en 7 jours par Etienne Jaumet (Synthétiseurs / boite à rythme / métallophone / sax), Cosmic Neman (batterie / vox & sound effects), et le dernier venu Dr Schonberg (percussions, electronics, trompette) au studio Red Bull, par Thibaut Javoy et Jerome Caron, les 2 très compétents ingénieurs du studio.
Pour rester en famille, l'album a ensuite été mixé par un autre membre de l'écurie Versatile, le mystérieux et légendaire DJ/producteur I:Cube au studio du label, Victor Studio. Sur cet album les principes chers au groupe sont respectés, toujours aussi loin des normes du "radio play", une musique vivante composée de longues plages instrumentales enregistrées avec des synthétiseurs et boites à rythmes analogiques accompagnées de batterie et percussions.

RUBIN STEINER
"On ne sait jamais de quoi sera fait le nouvel album de Rubin Steiner" est la phrase répétée inlassablement depuis les débuts discographiques de Frédéric Landier, musicien autodidacte qui ne cesse de jouer depuis le début des années 2000 avec les codes de la musique pour danser, électronique ou non. Associé à la French Touch depuis ses débuts sans pourtant n'avoir jamais fait le moindre morceau house ou techno "conventionnel", Rubin Steiner s'est toujours défendu d'appartenir à une chapelle et a, malgré tout, réussi l'exploit de se renouveler à chaque album, sans jamais arrêter de tourner depuis plus de quinze ans, que ce soit en live avec son groupe ou en DJ. C'est probablement cette singularité toute particulière qui lui permettra par exemple, pour son album Discipline In Anarchy en 2014, de faire des concerts dans des festivals grand public comme le Printemps de Bourges et des DJ sets pour des festivals de musique expérimentale comme Sonic Protest, ou encore en club, tout en étant programmateur du festival Duos Éphémères au Musée du Louvre (dont les deux éditions suivantes seront assurées par Jeff Mills et Thurston Moore de Sonic Youth). Ainsi, lorsque Rubin Steiner a annoncé travailler sur un nouvel album 100% électronique de techno et house déviante au moment de la sortie de l'album de DRAME, son nouveau groupe de rock, cela n'a étonné personne. C'est d'ailleurs le succès fulgurant de DRAME, dans lequel il joue de la basse au sein d'un sextet synthés / batterie / percussions / saxophone qui lui a donné envie de se replonger à corps perdu dans la musique électronique de club, et de faire lui-même les morceaux qu'il avait envie de jouer durant ses légendaires DJ set. De la techno donc, mais hors des clous bien entendu, dans une veine proche des univers de James Holden, Four Tet, Joakim, Ivan Smagghe, Prins Thomas, Todd Terje ou encore Harmonious Thelonious et Africaine 808 : encore une fois, il sera difficile de ranger cet album dans une case, dans un style. Ce qui est sûr en revanche, c'est que cette nouvelle facette du travail de Rubin Steiner, encore une fois différente et malgré tout très cohérente dans l'évolution de ses albums, font de lui une des figures les plus enthousiasmantes de la musique d'aujourd'hui, qu'on aime suivre dans son jeu de piste musical inlassable et non moins excitant.

Tarif réduit 10€ et Tarif Adhérent 12€ disponibles en prévente aux Studios et sur place le soir du concert dans la limite des places restantes.
Vendredi 30 Mars 2018 - 21:00

TIM DUP / ROUGE-GORGE

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TIM DUP
22 ans… Et déjà cette maturité d’écriture qui solarise cette jeunesse incandescente. 22 ans… Et voici un répertoire qui s’écoute sous l’arc divin de l’oxymore : «Soleil noir» ; «Une envie méchante» ; «Un peu de mélancolie heureuse». 22 ans… C’est ainsi qu’il se présente avec ses rêves et ses espoirs qui forment la jeunesse, ainsi que ses doutes qui poussent aux vertiges du grand huit. 22 ans… Et pourtant déjà auto proclamé ramasseur de souvenirs, ce qui signifie, plus précisément, expert en observation, disciple de l’infra ordinaire, qui selon Georges Perec consiste à questionner et scruter l’habituel.

Tarif réduit 7€ et Tarif Adhérent 12€ disponibles en prévente aux Studios et sur place le soir du concert dans la limite des places restantes.
Vendredi 9 Novembre 2018 - 19:30

ETIENNE DAHO « Blitztour » Les IndisciplinéEs 2018

Théâtre de Lorient
Le Théâtre de Lorient - Centre Dramatique National et MAPL, dans le cadre des Indisciplinées 2018, en accord avec TS3, présentent :
Etienne Daho "Blitztour" : icône pop française au festival Les IndisciplinéEs.

Quatre ans après « Les Chansons de l’innocence retrouvée », leurs cordes
cinématographiques, leur décor clair-obscur du Londres mondain et interlope de Francis Bacon et des frères Kray, ce Diskönoir entêtant qui donnera lieu à la tournée de toutes les extases, Étienne Daho était prêt pour une nouvelle aventure.
Celle-ci prend corps sous le nom de « Blitz », cette « guerre éclair » que le chanteur a voulu comme un défi, un bras d’honneur à la torpeur ambiante, nous enjoignant à rester « léger face au danger », lui qui ces dernières années est ressorti plus fort de bien des batailles et n’a jamais perdu sa légèreté de vivant, ni sa prodigieuse inspiration. En témoigne l’un des albums les plus aventureux de ses (presque) quarante années de funambulisme pop, à la fois fresque psychédélique de haut vol et recueil de ballades planantes qui ajoutent quelques chapitres (« Les Flocons de l’été », « L’Etincelle ») à cette déclinaison de l’élégance française dont Daho est l’incontesté souverain.

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